Le sport, où comment entretenir son corps et son esprit (Episode 2/2)

Eh merde ! Foutu camion poubelle. Ça fait déjà trois fois que ce piéton rattrape ma voiture et la dépasse. J’ai pas la nuit devant moi. Tout le temps perdu avant de retrouver Alain, c’est soit du temps en moins pour s’envoyer en l’air, soit une excuse foireuse à trouver pour expliquer à Zack pourquoi je suis restée plus tard que prévu au sport.

Ça y est, enfin ! La voie est libre. Je prends quelques libertés avec les limitations de vitesse et cinq minutes plus tard, je me gare à un pâté de maison de chez Alain. Je lui envoie un SMS pour le prévenir que je suis arrivée : je n’ai pas envie de croiser sa grosse.

Le ok de retour me confirme que la voie est libre. Je jette un œil à mon vieux jeans élimé, à mes baskets en fin de vie et au pull informe que je porte. J’aurais bien aimé porter quelque chose de séduisant, mais Zack me connait trop bien : je suis toujours allée au sport avec des vieilles nippes. Si je me sape un peu, il va vite comprendre qu’il y a baleine sous gravillon.

-« Entre Marion. »

Une fois la porte fermée, Alain m’enlace et m’embrasse à pleine bouche. Sa fouille buccale appuyée me confirme qu’il est déjà chaud bouillant et qu’il va falloir ruser pour avoir quelques préliminaires. Je me dégage tant bien que mal de son étreinte pour reprendre mon souffle, mais ses mains sont déjà en train de me peloter les fesses comme si c’étaient de la pâte à pain.

J’ai rencontré Alain il y a plusieurs mois, via le boulot. Il m’a fait du rentre dedans et je l’ai envoyé bouler : d’abord gentiment, puis plus brutalement vu qu’il insistait. Ce n’est pas que je sois pour la fidélité absolue, mais franchement, ce genre de mec un peu trop sûr de son charme, ça a le don de m’agacer.

Pourtant, il faut reconnaître qu’il est du genre pas mal. Bon ok, c’est pas Georges Clooney, mais il a ce côté fin-de-la-quarantaine-qui-se-bonifie et regard-de-l’oiseau-de-proie qui ne me laisse pas indifférente.

On était bien obligé de se voir deux ou trois fois par mois pour le boulot, et il ne manquait pas de me faire remarquer son intérêt par des regards, des sourires ou encore des petits compliments. Il était suffisamment intelligent pour comprendre qu’il fallait être plus subtil et restait constamment à la limite de la décence.

Je m’étais surprise à penser à lui lors de mes jeux solitaires. Il faut dire qu’après plusieurs années de vie commune avec Zack, notre kamasutra ne contenait plus que deux ou trois pages, et nos ébats avaient adopté le rythme des factures EDF, en moins électrique… Je ne lui jette pas la pierre : je ne fais pas d’efforts non plus de mon côté. Entre le boulot et les gosses, nous sommes sur les rotules cinq soirs par semaine.

Un jour où Alain est passé au bureau, je lui ai tendu une perche et il m’a invitée à déjeuner. C’est plus ou moins tombé au moment où le cours d’aquagym du mardi a été annulé. La femme d’Alain voyageant beaucoup, elle était souvent absente de la maison et nous arrivions donc à nous retrouver presque une fois par semaine. Comme ce soir.

-« Tu m’a manqué. J’ai pas arrêté de penser à toi de toute la semaine !

-Et tu es resté sage ? »

Il rit.

-« Plus ou moins.

-Tu as une lampe torche dans la poche ou tu es content de me voir ? »

Il rit à nouveau, mais plutôt que de me répondre, il dégrafe mon jean et glisse sa main dans mon string. Il s’immobilise et écarquille les yeux de surprise.

-« Tu as tes règles ? » Mélange de surprise, de gêne et de frustration dans sa voix

-« T’es con toi. C’est pas une ficelle de tampax.

-C’est quoi alors ?

-Tire sur la chevillette et la bobinette cherra. »

J’ai mon petit sourire en coin et je vois le lent cheminement que ma phrase fait dans son esprit jusqu’à trouver la lumière : incompréhension, réflexion, compréhension, excitation !

Il m’entraîne jusqu’à la petite pièce qu’il a transformé en bureau, et qui abrite nos ébats : je ne voulais pas que ce soit dans son lit. Ça peut paraître bête, mais j’aurais l’impression de manquer de respect à sa femme (oui, je suis consciente que cette réflexion est très conne…). Lui ne voulait pas que ce soit sur le canapé : il avait peur qu’on y laisse des traces… Quelle classe !

Alain s’installe dans son fauteuil en cuir qui en dit long sur sa frustration de ne pas être Directeur.

-« Mets-toi à poil que je vois ça ! »

S’il y a bien une qualité qu’Alain n’a pas, c’est la finesse. Il est capable d’en faire usage, sous la contrainte, mais ce n’est vraiment pas sa tasse de thé. C’est bien simple, à la première pipe que je lui ai taillé, son naturel un peu lourd est revenu au galop. Après notre première partie de jambes en l’air, au détour d’un « chemin départemental » je me suis dit que c’était une connerie et qu’il ne fallait pas que je le revois. Mais tout bien réfléchit, je me suis dit qu’Alain est exactement ce dont j’avais besoin : un étalon. Toujours fringant et prêt pour la saillie !

Pas de prise de tête. Juste de la prise de cul. Le seul objectif, c’est prendre son pied, s’amuser. On est ni en train de bâtir quelque chose, ni en train d’essayer de maintenir quelque chose.

Je décide d’en rajouter un peu et improvise un striptease. Le pull et le tee-shirt sont vite expédiés. Je prends ensuite le temps de retirer mon jeans très lentement, en me cambrant et en me penchant en avant pour mieux faire ressortir mon cul. Je sais que j’ai un beau cul. Oh, je n’irais pas prétendre comme certaine que j’ai le cul d’une gamine de vingt ans, mais j’ai gardé un petit cul, bien rebondi que j’entretiens avec le sport (quand j’y vais…).

Je me suis approchée de lui pour que mes petites fesses s’agitent sous son nez. Sans surprise, ses mains empoignent mes rondeurs à peine mon jeans arrivé aux genoux. Je le laisse me tripoter un peu avant de me redresser et de m’éloigner le temps d’enlever chaussures et pantalon.

-« Maintenant, tu ne touches qu’avec les yeux ! »

Je dégrafe mon soutien gorge. Mon push-up tombe au sol, révélant une poitrine moins avantageuse qu’elle ne l’a été à une époque : merci les grossesses ! Je les caresse, pinçant mes tétons qui durcissent immédiatement. Mes empoignades et flatteries ne me font pas grand-chose, mais j’ai remarqué que mes partenaires adorent ça. Il me suffit d’ajouter quelques regards de braise et un ou deux soupirs pour que certains soient très émus…

Alain l’est. Il a ouvert son pantalon et extrait sa queue de son kitchissime slip kangourou. Il se taquine la nouille sans vergogne. Il a un côté rital avec sa peau constamment halée et ses cheveux bruns ondulés. Heureusement, son spaghetti tient plus du cannelloni que du macaroni. Je ne peux m’empêcher de sourire largement en repensant à la définition du cannelloni : tube à farcir… Et ce soir, j’en connais une qui est prête à faire la dinde.

Je m’apprête à partager mon bon mot avec Alain, mais il prend les devants avec une interprétation très personnelle de mon sourire.

-« Elle te plait ma bite, hein ! »

Je ris bêtement (je colle au rôle de la dinde) et viens poser un pied sur son bureau. La position est excitante à défaut d’être confortable. Je caresse mon entrejambe au travers du tissu de mon string, puis y glisse la main. D’un doigt expert, je titille mon bourgeon déjà bien gonflé. Cette fois, mes soupirs ne sont pas feints. Comme un écho, Alain souffle d’excitation. Il a passé la seconde et s’échine sur son manche.

Ses yeux sont braqués sur cette main besogneuse qu’il entraperçoit derrière une dentelle de Calais rouge carmin. Je me suis positionnée juste au-dessus de lui. Sa bouche et mes lèvres ne sont distantes que de quelques centimètres. Je me demande s’il sent l’odeur de mon antre ?

Je décide d’écarter la dentelle pour lui révéler mon con aux babines gonflées et luisantes de mouille.

-« J’ai dit pas-touche ! »

cunnilungusDe ma main libre, je repousse la tête d’Alain avant qu’il n’ait temps de fourrer sa langue dans mon minou. Puis, je tire sur le cordon qu’il a si mal interprété tout à l’heure. Lentement, très lentement, ma fente s’ouvre pour laisser sortir une boule de métal de la taille d’une noix. Je la sens faire son passage. L’aller date d’il y a suffisamment longtemps pour que je me sois bien refermée, mais la boule glisse sans mal.

Il faut dire que je suis trempée. Pendant le trajet en voiture, les boules se sont entrechoquées et ont propagé chaque cahot, chaque soubresaut, jusqu’au plus profond de ma grotte. J’ai poussé le vice jusqu’à viser toutes les plaques d’égout et à prendre les dos d’ânes un peu trop vite.

Je continue de tirer et les deux boules viennent s’entrechoquer telles deux gros grelots sonnants et… gluants. Si gluant qu’une goutte de cyprine en tombe et va s’écraser sur le gland turgescent d’Alain. Une goutte qui fait déborder le vase de sa patience puisqu’il m’agrippe par la taille, me forçant à venir m’empaler sur son membre tendu et gonflé.

J’en pousse un cri mêlé de surprise et de douleur. En entrant tel un bélier, sa queue est venue cogner au fond de mon ventre et malgré la sortie des boules, ma fente n’était pas tout à fait dilatée. Mais Alain n’en a cure : m’agrippant par la taille, il s’est lancé dans des vas-et-vients rapides, tandis que sa bouche gourmande vole d’un sein à l’autre, mordillant un téton, suçant l’autre.

Très vite, il s’arrête. Je sens sa queue qui palpite violemment dans ma chatte. Dans ses yeux, je lis un « ne bouge plus ! ». Il est à la limite du point de non-retour. C’est que je le connais le garçon : un peu d’émotion, quelques allers-retours, et c’est la débandade !

Pas question ! Moi aussi je veux ma part. Moi aussi je veux un de ces bons gros orgasmes qui vous balaie la tête et vous fait oublier tous les tracas du quotidien.

Mon ténébreux étalon reprend sa danse lubrique sur un tempo plus langoureux. Je me concentre pour accompagner ses pénétrations. Je joue de mes muscles pour mieux enserrer son pieu. Mais je suis mal installée : mes jambes sont relevées par les accoudoirs du siège qui me lacèrent le creux des genoux. Sans compter que sous prétexte de me soutenir, Alain me pétrit les fesses sans ménagement et vient titiller ma rondelle d’un doigt inquisiteur. Et ça : c’est non.

Nous changeons de position. Je gagne à peine au change puisque me voilà allongée sur le bureau, les fesses dans le vide. Alain se tient debout devant moi et je pose mes chevilles sur ses épaules tandis qu’il enfile son épée dans mon fourreau humide. Cette métaphore chatouille mon imagination : je l’imagine en mousquetaire, troussant mes jupes à la recherche de bijoux que je n’aurais pas volé.

Ah oui mon Porthos ! Viens donc lutiner cette charmeuse et féline Milady que je suis. Ton épée n’a rien de la rapière longue et fine. Non, il faut remonter encore dans les siècles pour trouver cette épée, une épée tant manipulée par tes illustres ancêtres : le glaive romain, court et épais. Fais de moi ta petite Gaule ! Envahis-moi ! Viens conquérir mes contrées sauvages ! Plante ton enseigne belliqueuse dans ma motte herbeuse !

Mon beau légionnaire, tu te lances à présent dans une délicatesse tant pratiquée en arène : l’écartèlement. Mais point besoin de chevaux entre nous. Tu m’agrippes par les chevilles, les poussant en avant, m’écartant les cuisses tout en me les rabattant sur le ventre que tu laboures énergiquement. Tu maintiens mes pieds bien en l’air et le sang afflux dans ma tête tandis que des millions de fourmis font la sarabande dans mes jambes.

Chacun de tes coups de reins m’envoie un peu plus dans les nuages. Ma chatte est pilonnée et une douce chaleur fait son apparition au creux de mon ventre. Elle enfle, elle gonfle tel un brasier. Et moi, abandonnée à tes assauts répétés, je bascule dans un état semi-conscient, ne me manifestant plus qu’au travers de gémissements rauques et plaintifs.

La boule de feu au creux de mon ventre explose, et une onde violente traverse mon corps tandis que je crie mon plaisir. C’est à peine si j’entends tes râles et si je perçois le jet chaud et visqueux s’écrasant sur mon ventre, quelques gouttes atterrissant même sur mes seins.

Alain s’écroule dans son fauteuil, tandis que je gis sur son bureau telle une montre dalinienne. Vient ce moment que je déteste : je m’essuie avec quelques mouchoirs en papier que je jetterai dans une poubelle anonyme sur mon trajet retour pour éliminer les preuves compromettantes. Alain semble aussi gêné que moi tandis que nous nous rhabillons en échangeant quelques banalités.

Pas de grandes effusions : nos affaires faites, nous nous séparons aussi clandestinement que nous nous sommes retrouvés. Sur le chemin du retour, je m’aperçois que j’ai oublié mes boules chez Alain. Je lui envoie un texto en espérant qu’il comprenne de quoi je parle :

-« Pense a me rapporter le dossier japon ! »

De retour à la maison, je trouve Zack qui sort d’une douche brûlante à en juger la vapeur qui flotte dans la salle de bain. J’ai l’impression de puer le sexe et je me précipite dans la douche sous son regard inquisiteur. Quand j’en sors vingt minutes plus tard, je le trouve affalé sur le canapé, plongé dans ses pensées.

-« C’était bien l’aquagym ?

-Ouais. On a bien bossé. Je suis crevée. À force de lever les pattes, j’ai des courbatures de partout. Et toi, t’as l’air crevé.

-Ouais. Je me sens vidé. »

Un silence.

Qui se prolonge.

-« Sandra va bien ?

-Oui. Enfin, je crois. On a discuté de tout et de rien dans la voiture. Surtout de rien. »

Je suis super mal à l’aise. Il y a quelque chose qui cloche. C’est pas qu’il me demande des nouvelles de Sandra (il le fait souvent), c’est autre chose. Quelque chose dans le ton de sa voix, dans son regard. Justement, c’est en essayant d’éviter son regard que je tombe sur le coffret DVD de Dexter sur la table basse. Excellente diversion !

-« Super ! T’as récupéré la suite de Dexter ! Qui te l’a prêtée ? »

À nouveau un silence. Quelque part dans un coin de mon cerveau, une alarme silencieuse s’est déclenchée et ça clignote en rouge de partout. Je sens une boule d’angoisse se former.

-« Sandra. Elle est passée tout à l’heure pour te l’apporter. »

Eh merde…

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