Le gardien

Je suis arrivé plus tôt que d’habitude au bureau car je dois boucler impérativement un dossier que je présenter la semaine prochaine à mon boss. Il est sept heures du matin et les lumières du hall d’entrée sont éteintes. Je n’ai pas besoin de déranger le portier du bâtiment puisque j’ai les clés de la porte d’entrée et celles du bureau. Comme je planifie de travailler seul jusqu’à neuf heures, j’ai mis un jean et un t-shirt que je vais changer, bien évidemment, plus tard, avant l’arrivée de mes collègues.

Je suis dans l’ascenseur et j’en profite pour arranger mes cheveux devant le miroir. Mon visage a l’air endormi. Le silence est complet ethistoire érotique plaisir le bruit de la porte de l’ascenseur retentit sur les murs du couloir. Je marche lentement en direction de la porte de mon entreprise. Je l’ouvre très délicatement pour ne pas inquiéter le gardien qui (on le connaît très bien) doit être en train de dormir dans la salle de réunion. Mon bureau est juste en face de la porte d’entrée et je pose mes affaires à côté de l’ordinateur. Je bâille deux ou trois fois, assis sur mon siège. J’ouvre les fenêtres mais le vent est si froid que je les referme tout de suite, en me disant qu’il me faudrait un bon café pour me réveiller.

Je sors du bureau et, au moment où je m’achemine vers la petite cuisine, j’entends des voix qui viennent de la salle de réunion, au fond du couloir. Au début je me dis que c’est le fruit de mon imagination mais, par moments, les voix deviennent plus nettes et je parviens à entendre de petits cris sourds et entrecoupés. Je me dis que le gardien se la coule douce, au petit matin, pendant notre absence. À en juger par les cris et les mots grossiers que j’entends, j’ai l’impression qu’il n’est pas seul mais accompagné d’une femme. Quel cochon !

La cuisine est là, devant moi, mais quelque chose me fait revenir sur mes pas pour aller voir ce qu’ils font. D’ordinaire je suis quelqu’un de très discret, mais cette situation est tellement insolite que ma curiosité l’emporte sur mes bonnes manières. J’ai mis quelques secondes pour atteindre la salle de réunion, située au fond du couloir. Au fur et à mesure que je m’approche les voix se font de plus en plus claires et j’entends ces mots « encore, encore ! » répétés comme s’il s’agissait d’un refrain, et d’un ton de plus en plus fort. La porte est entrouverte et la petite rainure me permet d’épier. Mes yeux essaient de deviner l’identité de ces personnes qui crient, au milieu d’ébats très chauds. Le mec a baissé son pantalon, et je reconnais tout de suite l’uniforme du gardien de l’entreprise.

Il est assis sur la table et se fait sucer par une blonde, agenouillée devant lui. Ses cheveux couvrent son visage et je ne peux pas savoir qui elle est parce que le reste de son corps est caché par le cadre de la porte, que je voudrais pousser un peu plus pour mieux les mater. La fellation de cette femme est si fougueuse que j’entends les bruits de sa bouche à chaque aller-retour. Ces images sont très excitantes et je ne peux pas m’empêcher de bander. Je me dis que si j’étais arrivé un peu plus tôt, je me serais fais sucer moi aussi et mon imagination s’envole, me ramenant toutes sortes de pensées coquines avec la musique de fond de cette pipe chaude…

J’imagine cette blonde toute nue, elle m’attend couchée sur mon bureau, dans une pose très sexy et me fait des caresses pendant que j’allume l’ordinateur. Rien qu’à me voir elle mouille et me demande d’enlever sa culotte avec mes dents, ce que je fais patiemment. On n’est pas pressés. Son petit minou rasé et luisant à cause des fluides me fait bander comme un fou et, tout en ouvrant la fermeture de mon pantalon, la coquine sort mon sexe et fait semblant de s’asseoir dessus. Le frôlement de sa vulve brûlante augmente ma fougue et je la prie de se laisser pénétrer tout de suite. Elle me caresse un peu partout mais ne semble pas vouloir passer, tout de suite, à l’acte. Je suis très impatient et la sueur coule, très abondamment sur mon front. Je la supplie de se laisser faire mais elle refuse encore.

La tension sexuelle entre nous ne cesse de monter et je voudrais la renverser sur le bureau et la pénétrer par derrière, comme je l’aime. Mais soudain, cette incroyable femme s’agenouille et commence à me sucer comme jamais avant. Sa bouche est si puissante que je me sens arriver à l’orgasme sans autre préliminaire, au milieu de spasmes si forts que j’ai failli tomber de mon siège. Je ne la préviens pas puisque je suis certain qu’elle adore avaler. Et je constate en effet que c’est bien le cas car elle gémit de plaisir, tout en goûtant à mes fluides. Ce rêve est si réel que, sous l’effet de ces saccades imaginaires, je pousse la porte de la salle des réunions, qui s’ouvre avec un grincement très aigu. Je reste un moment en silence pendant que le gardien et sa jolie compagne me regardent, d’un air étonné.

Ecrit par Natacha M.

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