La bonne résolution

Ce qu’il y a de bien dans ma boite, c’est l’ambiance générale de travail. Nous sommes une équipe plutôt jeune et dynamique. Du haut de mes trente six ans et de mes huit années d’ancienneté, je fais partie des « anciens de la boite ». Notre direction fait tout pour que nous travaillons dans de bonnes conditions et pour que l’équipe soit le plus soudée possible. Notre directeur n’a pas pris le parti de ces stages de cohésion pour arriver à ce résultat mais le plus souvent possible il organise des événements et des fêtes auxquels tout le personnel est invité. Vraiment tout le personnel, depuis la femme de ménage qui travaille trois heures par jour jusqu’aux directeurs des différents départements qui travaillent… qui ne s’arrêtent jamais en fait. Pour ma part, je n’ai pas à me plaindre. Je suis manager d’une petite équipe efficace et même si je fais des heures, cela n’est pas insupportable. Enfin, ça devait l’être un peu pour mon ex-mari puisqu’il a justifié son départ et son adultère par cet argument « tu n’es jamais à la maison et jamais disponible pour moi. C’est logique que j’ai eu envie d’aller voir ailleurs ! ».

Bon sans m’appesantir sur mon sort, cela fait deux ans que je suis divorcée, deux ans que je me consacre à ma carrière, deux ans que j’ai oublié les hommes et deux ans que je ne m’en porte vraiment pas plus mal. En cas d’envie urgente du coté du bas ventre, je trouve mes doigts et un ou deux petits jouets au moins aussi efficace qu’un partenaire qui ne pense bien souvent qu’à son propre plaisir et qui conclut sa petite affaire d’un « Putain c’était bon, Barbara » après deux pauvres petits coups de langue et un missionnaire aussi court que peu érotique. Ne croyez pas que je n’aime pas les hommes ou le sexe mais disons que mon expérience m’a déçue aussi bien des uns que de l’autre. Après, je reconnais que j’apprécie de sentir les regards de l’autre sexe sur mon corps. J’adore sentir monter le désir de ces messieurs pour mes courbes qu’ils trouvent harmonieuses. J’adore flirter, émoustiller les sens de mes collègues … (Oui car mon terrain de jeu reste le bureau. Je sors assez peu, voir pas du tout, et les supermarchés ou les transports en commun ne sont vraiment pas des endroits idéaux pour s’amuser de la sorte et puis au moins, je risque moins de me faire sauter dessus dans l’open-space que dans un parking souterrain) … mais sans jamais aller au-delà de ce petit jeu au léger parfum d’interdit.

Hier c’était le réveillon du nouvel an et Didier, notre directeur, avait organisé une petite réception dans un restaurant de la région. Un restaurant dans un château du XVIIème  siècle qui a gardé tout son charme des demeures de la noblesse. Un château dont les étages ont été reconvertis en hôtel et pour que nous n’ayons pas à reprendre la route après avoir fêté la nouvelle année et probablement bu un peu trop, Didier avait réservé tout l’hôtel pour nous. Cette soirée s’annonçait donc sous les meilleurs hospices. Afin de célébrer le plus dignement possible la nouvelle année j’avais opté pour une petite robe grise anthracite, le noir est tellement surfait, qui me descendait à mi-cuisse et dont le décolleté aux motifs léopard aurait pu être vulgaire s’il n’avait pas été aussi discret.

La soirée se passait merveilleusement bien. Nous mangions des mets raffinés, nous buvions des vins millésimés, nous dansions, nous rigolions… en un mot nous nous amusions sans nous soucier des maux de la vie ou des horreurs de l’actualité. Je papillonnais de groupe en groupe, bavardant avec des collègues que je ne fréquentais que lors des petites fêtes de Didier, dansant avec d’autres sans me soucier qu’ils fussent des supérieurs ou de simples collaborateurs. Vers 3 heures et demie du matin alors que les premiers convives étaient déjà partis, ma collègue Emilie est venue me voir :

– Eh Barbara, tu vois le blondinet là-bas ? Et bien il s’appelle Stéphane, il bosse à la compta et il a passé toute la soirée à reluquer ton petit cul et ton décolleté… tu devrais aller le voir, cheffe.

– Un comptable Emilie ! T’es sérieuse là ? demandais-je

- Mmh mmh, acquiesçât-elle d’un petit air mutin

–  Je crois que tu as trop bu ma belle, repris-je

-  C’est un comptable, peut-être, fit Emilie, mais un comptable qui fréquente les salles de sport, Barb’. Et puis ça fait combien de temps qu’aucune vraie queue ne s’est occupée de tes jolies fesses de MILF brunette ? »

Elle n’avait pas tort, ça faisait un bon bout de temps mais je n’avais pas très envie de me lancer dans une relation. Je n’avais pas envie de me retrouver à nouveau enfermée dans le petit schéma du sexe du samedi soir parce que la semaine est finie. Dans le même temps, je n’avais pas envie d’un sex-friend, comme on dit maintenant, mais il faut avouer que c’est moins classe et plus explicite que « amant ». Au moins amant ça fait penser à amour mais au final qu’est ce que l’amour vient faire dans le sexe ? Le cul, c’est le cul et il n’y a pas besoin de sentiment pour que ça fasse du bien. La meilleure preuve ? Je n’éprouve aucun sentiment pour mon gode, pourtant il me fait jouir comme une folle… Je me suis décidée à aller lui parler à ce Stéphane. Peut-être serait il intéressant finalement.

En fait, intéressant il l’était, et mignon aussi, et délicat et effectivement très très bien bâti, et pas que pour un comptable. Nous avons longuement discuté de tout et de rien, nous avons dansé et aussi bu encore quelques coupes de champagne. Un peu avant six heures du matin, il n’y avait plus personne dans la grande salle de bal du château-restaurant, sauf nous deux et quelques serveurs qui rangeaient la salle. Voyant que nous dérangions ces pauvres serveurs qui n’avaient pas fini leur service j’ai proposé à Stéphane que nous montions pour poursuivre notre conversation dans ma chambre. Il a accepté tout de suite et j’en fus soulagée car à force de lui parler, de me frotter à lui en dansant des slows, je m’étais enivrée de son parfum et je mourrais d’envie de découvrir sa … musculature.

Dans ma chambre, je me suis allongée à plat ventre sur mon lit. Il tenta de protester galamment en me disant que jebaiser érotique devais avoir trop bu et qu’il ne voulait pas abuser de moi, qu’il ne voulait pas que je regrette au réveil, demain. Alors j’ai laissé mes doigts jouer avec le bas de sa chemise en lui disant que j’étais une grande fille et que je savais parfaitement ce que je faisais et de quoi j’avais envie. En lui lançant mon plus charmeur regard et mon plus beau sourire j’ai ajouté que j’étais persuadée qu’il en avait au moins autant envie que moi et j’ai tendu mes lèvres vers les siennes. Il s’est penché vers moi et nos nez se frôlèrent. Ce simple contact m’électrisa. Il s’est agenouillé en face de moi et nos lèvres se rencontrèrent dans un effleurement sensuel. Il m’embrassa, prit ma lèvre supérieure entre les siennes en la pinçant légèrement et déjà je l’imaginais en faire de même sur d’autre partie de mon anatomie. J’en frémissais d’avance. Nos langues se caressèrent aussi, rendues légèrement piquantes par le champagne. C’était doux, d’un érotisme délicat, d’une sensualité inouïe. C’était tellement plus excitant que les souvenirs que m’avaient laissés mon mari.

Il m’embrassa alors plus passionnément pendant que mes mains glissaient dans son cou, dans les petites boucles de ses cheveux. J’avais envie de découvrir son corps de la pulpe de mes doigts, du bout de ma langue. J’avais envie de goûter le goût de son parfum, de ressentir la fermeté de ses muscles mais il ne m’en laissa pas le temps. Il passa derrière moi et me déchaussa doucement en prenant soin d’embrasser mes pieds puis ses mains remontèrent le long de mes jambes jusqu’à rouler ma robe au dessus de mes fesses. Il me fit replier une jambe s’offrant une vue et un accès à mon jardin secret, dévoilant mon string minimaliste et il s’allongea le long de mon autre jambe. Sans perdre plus de temps, il écarta ma petite culotte. J’haletais d’envie et de désir. Chaque centimètre de ma peau devenait sensible. Chaque parcelle de mon corps attendait de le sentir m’effleurer. Il était doux et délicat, tout en retenu et quand sa bouche vint m’embrasser entre les fesses je n’étais déjà plus qu’une chatte ronronnant de plaisir prête à
s’offrir à cet amant attentionné. Il me dégustait du bout des lèvres, de la pointe de sa langue. Il allumait mille feu dans mon ventre qui se muèrent en brasier quand il posa un doigt entre mes nymphes gonflées de sang et gorgées de cyprine. J’ai gémis quand son doigt glissa en moi et encore quand sa langue remonta entre mes lèvres. Je m’abandonnais toute entière au plaisir qui enflait en moi. Égoïste, je ne me demandais pas s’il voulait que je lui rende ses caresses mais il n’en manifestait pas le désir, semblant jouir de mes parfums intimes et du goût de mon plaisir récolté et dégusté sur son doigt puis bu par sa bouche, lapé par sa langue directement à la source.

Il vint se placer au dessus de moi pour m’embrasser. Le goût du champagne avait disparu au profit des saveurs
douces-amères et iodées de mon intimité. Ses doigts me fouillaient désormais en groupe mais sans brusquerie, prenant le temps de glisser en moi, de me découvrir, de trouver ce point qui me couperait le souffle en me faisant fermer les yeux. Il faisait monter le plaisir palier par palier m’emmenant toujours plus loin, me déposant juste au bord de l’abime de l’orgasme, laissant la pression redescendre pour mieux la faire remonter l’instant d’après. J’avais envie, j’avais besoin de jouir mais il me laissait sur le fil du rasoir retirant ses doigts le temps de m’embrasser, amoureusement dirais-je, et de s’allonger dans mon dos puis il continua son exploration de mon puits ouvert et luisant. J’avais envie qu’il me pénètre de son sexe, qu’il libère l’orgasme qu’il faisait enfler en moi. Je devais lui faire comprendre que je n’en pouvais plus de cette jouissance contenue. Dans cette position je pouvais glisser ma main entre lui et moi alors je suis parties à la recherche de son sexe que je désirais tant. J’ai trouvé la bosse dans son pantalon, j’ai senti sa braguette ouverte et sa ceinture défaite. J’ai glissé ma main. J’ai caressé son sexe long, épais et lourd. Ses doigts me maintenaient en équilibre au bord de l’orgasme mais les miens le firent souffler plaisir à mon oreille.

Si je contrôlais encore ma main qui le masturbait, mon bassin et mes fesses semblaient doués de leur propre volonté et ondulaient au rythme de ses doigts. Ma respiration s’accélérait, mon pouls battait bruyamment dans mes veines, je sentais mon sexe palpiter sur ces doigts qui l’exploraient puis en m’effondrant sur l’oreiller je fus submergé par le plaisir. Il murmura « que tu es belle quand tu jouis » et continua de jouer en moi à faire remonter une tension que la précédente décharge de plaisir n’avait pas fait faiblir. J’étais haletante, j’étais gémissante, j’étais ruisselante, j’étais excitée comme jamais, affamé qu’il me prenne mais il continuait de me doigter jusqu’à ce qu’une nouvelle déferlante de plaisir ne me plaque contre lui, alors seulement ses doigts me quittèrent mais sa main continua de me caresser pour faire durer mon plaisir.

Sans me faire changer de position il fit jaillir mes seins de leur carcan de dentelle et de tissus pour les empaumer sensualite-couple-plaisiret le caresser avec la même délicatesse dont ses doigts avaient fait preuve en moi puis il retira son pantalon avant de revenir s’allonger derrière moi en m’embrassant. Son sexe était caler entre mes fesses. J’ai relevé une jambe et son gland vint caresser mes nymphes et mon petit bouton turgescent. Ses mains cajolaient ma poitrine et nos langues se mêler. Je n’en pouvais plus alors doucement, du bout des doigts j’ai guider son sexe dans le miens. Il me pénétra lentement de toute sa longueur. Il me semblait qu’il me remplissait plus entièrement, plus virilement que tous les hommes que j’avais connu aussi mes gémissement de plaisir naquirent dès qu’il commença à me faire l’amour et il se muèrent en de petits cris aiguës dès qu’il accéléra.

Il ne semblait pas se concentrer sur son plaisir. Toute son attention étant tourné sur ma jouissance. Il écoutait mes gémissements. Il s’enivrait de mes petits cris. Il ressentait mes tressaillements et il me faisait l’amour en s’adaptant à ce que mon corps lui disait et lui demandait. Il accélérait, ralentissait, allait plus ou moins loin, répondant à mes attentes et à toutes mes envies sans que je n’ai besoin de rien lui dire. Il me travaillait si bien de son sexe délicieux que je fus vite submergée par un nouvel orgasme. Alors il cessa d’aller et venir dans mon vagin jusqu’à ce que je ne me contracte plus de plaisir sur son sexe puis d’un doux mouvement du bassin son sexe s’échappa du mien. Me redressant, j’ai pris comme une évidence de devoir lui rendre au moins une petite partie de toute la jouissance qu’il venait de me faire connaitre. Je suis allé embrasser sa verge. Je l’ai embouchée reconnaissante de sa virilité et de sa virtuosité. J’ai dégusté la viscosité doucereuse de ma jouissance sur sa hampe. J’ai apprécié ses vocalises pendant que ma langue s’enroulait sur son gland et j’ai été émues quand je l’ai senti retirer sa chemise et faire glisser ses doigts vers ma grotte désireuse de le recevoir encore.

Je me suis alors relevée pour me mettre aussi nue qu’il l’était et quand ce fut fait il m’attira à lui. De nouveau il m’embrassa, cajola mes seins en dégusta les pointes tendues. Il me faisaient chavirer à chaque caresse et je sentais mon jus couler seul entre mes cuisses. Il m’allongeât sur le dos et dans mon esprit submergé de plaisir et d’envie une voix résonna « oh non, non, non pas ce maudit missionnaire ». Mais il me pénétra ainsi en m’embrassant et de nouveau il me sembla que je n’avais jamais connu une telle queue. J’étais comblée, à la limite forcée et je gémissais et je criais, je laissais l’empreinte de mes ongles sur son dos. Il se redressa se saisi d’une de mes jambes pour porter à sa bouche mon pied qu’il embrassa alors qu’il amplifiait et accélérait ses coups de rein en moi. La différence entre les deux sensations, délicates et sensuelles sur mon pied, virile et brutale dans mon sexe était atrocement délicieuse. Mes cris redoublaient à mesure que des milliards d’aiguilles incandescentes jaillissaient dans mon ventre. Il ne manquait plus qu’il caresse mon bouton de rose pour que je décolle de nouveau pour les cimes de la jouissance la plus absolue mais cette fois il était plus concentré sur sa jouissance et mes cries de plaisir ne lui indiquaient pas ce que je voulais alors c’est du bout de mes doigts que j’ai masturbé mon clitoris sentant sa queue coulisser en moi comme un piston. Encore une fois mon plaisir explosa bruyamment, me cambrant en arrière je m’agrippait aux draps prise de vertige, embrumée, secouée par son sexe et par les violente contraction de mon ventre et il se retira et son sexe explosa à son tour répandant son sperme sur mon ventre et mes seins. Il s’effondra à coté de moi. Tous deux à bout de souffle nous nous sommes embrassés langoureusement et il m’a prise dans ses bras. C’est ainsi que nous nous sommes endormis.

Ce matin quand je me suis réveillée j’étais toujours dans ses bras. J’y étais bien. Protégée, cajolée, au chaud, je ne pensais pas que je pourrais trouver une meilleure place au monde. Il a dû sentir que j’étais réveillée car il déposa un baiser léger derrière mon oreille et il me demanda : « Coucou toi, ça va ? tu as bien dormi ? ». Je me suis retournée, j’ai posé mes lèvres contre les siennes et j’ai répondu « je crois que je suis amoureuse. »

Ecrit par Caroline Bernard

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