Le baiser sauvage de mon boss

Lorsque je suis entrée dans son bureau pour faire le point hebdomadaire sur les procédures en cours, j’ai été percutée de plein fouet par un chaos indescriptible. Les livres gisaient sur le sol, comme fanés, après une chute violente de la bibliothèque. Le bureau si méticuleusement rangé d’habitude était nu. Tous les objets y reposant habituellement étaient éparpillés sur le parquet, brisés, démis, froissés. Le fil du téléphone était arraché et le combiné se balançait énergiquement dans le vide. Je levai les yeux, éberluée, et vis mon boss tourné vers la baie vitrée. Ses épaules se soulevaient nerveusement et je n’eus aucun doute sur l’auteur du méfait.

Je reculai d’un pas, silencieusement, gênée d’entrer ainsi dans l’intimité de l’homme, de m’immiscer dans la tornade de colère qui semblait s’agiter en lui. Hébétée, je laissai tomber mon cahier au sol. Les feuilles volantes semblèrent un instant suspendues dans l’atmosphère tendue qui régnait dans la pièce. Alors qu’il se retournait et prenait enfin conscience de ma présence, mes sens se mirent en alerte et je sentis l’angoisse monter en moi. Je fis volte-face et me précipitai en direction de la porte. J’entendis comme une respiration crispée juste derrière moi et avant même de poser la main sur la poignée je fus brutalement retournée et plaquée contre le mur.

Ses yeux sombres brillaient de cette lueur qui le caractérisait parfaitement. Une sorte d’étincelle à la fois intelligente et moqueuse qui avait toujours été présente dans son regard. Je m’étais parfois perdue dans les méandres de mon esprit, hypnotisée par sa présence, le détaillant lorsqu’il était concentré sur  un dossier. Il se dressait devant moi, charismatique, son visage sévère aux traits tirés par une tentation que je devinai parfaitement. La seconde d’après, des lèvres fines et brûlantes s’écrasaient sur les miennes.

Je cherchai à me débattre malgré la prise puissante qu’il m’imposait. Plaquée contre le montant en bois, tout mon corps écrasé par celui de mon supérieur, je ne pouvais mBaiser sauvagee détourner de la pression de ses lèvres sur les miennes. Il avait remonté ses grandes mains jusqu’à mon visage, n’ayant aucun mal à le tenir en coupe pour l’empêcher de bouger. Je gémis, totalement effrayée mais déjà excitée de me retrouver dans pareille situation.

Ses yeux noirs étaient toujours plantés dans les miens et je crus presque y discerner un certain amusement alors qu’il tentait de forcer le barrage de mes lèvres. Dans un gémissement, je lui offris la faille, et sa langue inquisitrice vint chercher la mienne avec ardeur. Ses mains pâles se perdaient dans mes cheveux, les emmêlant, les tirant en cherchant à me rapprocher plus encore de lui. Ses lèvres et sa langue se faisaient voraces, forçant ma bouche à lui répondre sans que je n’aie plus aucun moyen de savoir si je le faisais de façon consciente ou inconsciente. Mon univers entier semblait tanguer à mesure qu’il m’embrassait toujours plus passionnément.

Il grogna, poussant l’évidence de son désir plus durement encore contre mon ventre, et mordant ma lèvre inférieure jusqu’à ce que je gémisse de douleur. Il la relâcha bien avant de me faire réellement mal et plongeait sa tête dans mon cou, aspirant mon lobe d’oreille et mordant délicatement ma mâchoire.

Reprenant mon souffle, je mis mes mains sur le torse de mon supérieur et le poussai de toutes mes forces. Je m’imaginai réussir à le déstabiliser et, peut-être, lui faire reprendre ses esprits. Je croisai alors son regard sombre, frissonnant de tout mon corps face au sourire carnassier qu’il me renvoya aussitôt. Apparemment un peu de résistance n’était vraiment pas pour lui déplaire et je dus me faire violence pour ne pas rester le dos collé à la porte comme une idiote.

Je saisis enfin la poignée de la porte et m’enfuis en courant.

Arrivée chez moi, je me débarrassai promptement de mon trousseau de clefs dans la coupelle à bazar dans l’entrée. Ce petit tintement familier me permit de relâcher la pression en un instant. Avec un soupir las, je me laissai tomber sur le sofa et retirai mes chaussures en glissant un index entre le cuir et son talon. Je massai longuement mes pieds douloureux d’une journée passée à courir de service en service pour échapper à mon patron. C’était bien la dernière fois que je portais des escarpins neufs pour aller au bureau. Un instant, je me demandai pourquoi une réflexion aussi futile me venait en tête, après ce que j’avais vécu en début de journée.

Puis, je rejetai ma tête en arrière, me calant confortablement sur le canapé, en portant une main au premier bouton de mon chemisier et libérai mon décolleté tout en frôlant ma peau jusqu’à la naissance de mes seins.

Je fermai les yeux et me laissai glisser avec volupté dans ces souvenirs inavouables, un léger sourire aux lèvres …

Ecrit par Lyne,

Visiter son blog « Floraisons fantasmiques« 

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