A la salle de sport

J’ai raccroché le téléphone, le souffle un peu court. Il avait parfaitement raison, ce n’était pas la première fois que je le prévenais à la dernière minutes que j’avais une réunion et que je ne savais pas à quelle heure j’allais rentrer. Mais de là à m’accuser de le tromper s’en était un peu trop pour moi. Au bout de six ans de vie commune j’étais toujours aussi amoureuse de lui et je n’attendais qu’une chose : qu’il me demande en mariage, mais il ne semblait pas vraiment pressé de me passer la bague au doigt. « Ça ne changerait rien entre nous », disait-il d’un ton définitif quand nous abordions le sujet. Effectivement, ça ne changerait pas grand-chose mais dans mon esprit je n’aurais plus été sa petite amie, sa compagne mais son épouse : la femme avec laquelle il se serait engagé pour la vie.

D’autre part, je n’avais absolument aucune raison d’aller chercher ailleurs ce qu’il me faisait vraiment bien. Je mentirais en disant que j’atteignais l’orgasme à chaque fois mais c’était le cas la plupart du temps car il était très habile, sur moi, aussi bien avec son sexe qu’avec ses doigts ou sa langue. Alors non, je n’avais ni l’envie ni le besoin de le tromper. Et puis de toute façon, j’étais certainement la plus jeune personne au bureau et les hommes ici étaient soient en couple depuis peu de temps, ce qui sous entend qu’ils étaient certainement très amoureux, soit beaucoup trop âgés pour moi. A part peut être Fred !

Marié depuis quelques temps déjà, père de trois enfants, j’imaginais que la vie de couple ne devait plus être aussi exaltante chez lui qu’au début de sa relation avec son épouse. Je reconnais que son profil sportif, vous savez il est de ces jeunes cadres qui occupent leur pause méridienne en allant à la piscine le lundi, au tennis le mercredi et dans une salle de sport le vendredi ne me laissait absolument pas indifférente. Quand il était à côté de moi je me sentais vraiment toute petite et fragile et de temps en temps je me laissais dériver dans des songes érotiques dans lesquels ses bras puissants m’enlaceraient après qu’ils auraient déplacé des dizaines de kilos de fonte ou encore qu’il entrerait dans mon bureau et qu’il me ferait l’amour après avoir fait voler au sol les dossiers qui encombraient mon bureau. Après ces rêveries, je me sentais toujours un peu gauche, un peu contrainte dans mes tailleurs et terriblement inassouvie mais jamais je n’ai pu ne serait ce qu’imaginer passer à l’acte. D’ailleurs, Fred ne laissait pas paraître le moindre indice qui aurait pu laisser entendre que je ne le laissais pas indifférent, bien au contraire, dans le meilleur des cas il se montrait distant envers moi mais la plupart du temps il était à la limite de la correction.

Quand la réunion a pris fin, il était 21h passée, j’étais exténuée, affamée et blessée. Le chef de mon département avait passé plus de la moitié de la réunion à critiquer les actions de mon service en prenant bien soin de tout faire reposer sur les épaules du responsable dudit service. Frêles épaules dois-je préciser puisqu’il s’agit des miennes. En quittant la salle de réunion j’ai fuis, sans courir car mes talons ne me l’auraient pas permis et parce que cette attitude n’aurait été que la démonstration de ma faiblesse, jusqu’à ma voiture. A peine fus-je installée derrière le volant que je me suis effondrée en larme. J’ai ainsi laissé couler tout ce que j’avais sur le cœur : mon chef qui me rabaissait devant tous les autres chefs de service –majoritairement des hommes, mon compagnon qui me m’accusait de le tromper, cette demande de mariage qui ne venait pas, mes trente deux ans qui céderaient d’ici peu la place à mes trente trois ans, les moqueries et les méchancetés dont j’étais la cible continuellement. J’avais besoin d’extérioriser tous cela et à l’abri des regards indiscrets, dans le secret de ma voiture garée dans la pénombre du souterrain de notre « corporate » je me laissais enfin aller. Plus tard quand je serais de retour à la maison je serais de nouveau souriante, je feindrais d’être pétillante mais pour l’instant…

On frappa à ma portière, j’ai sursauté en me retournant. C’était Fred. J’étais sur le point de baisser ma vitre et de lui dire de me laisser tranquille, que je n’avais pas besoin de ses railleries maintenant et que lui et toute la bande de petit trou du cul qu’étaient mes collègues pouvaient bien aller se faire voir mais je n’avais pas verrouillé les portes et avec un sourire carnassier Fred ouvrit ma voiture. J’étais interdite, un peu apeurée, honteuse d’avoir été découverte en pleure.
– Ne t’en fais pas Marion, Luc y est allé un peu fort mais il a des soucis en ce moment. Il n’aurait pas du se laisser aller contre toi comme ça d’autant que c’est ton service qui a les meilleurs résultats en règle générale, chuchota Fred au creux de mon oreille.
– Il n’y a pas que lui, toi, les autres aussi vous êtes durs avec moi, hoquetais-je
– Je sais mais c’est la rançon du succès, Marion, répondit-il.
– La rançon du succès, lançais-je entre deux sanglots de rage.
– Oui, on ne peut pas être la meilleure, la plus performante, la plus gentille et être en plus très belle sans s’attirer quelques animosités, fit-il sur un ton dans lequel j’aurais préféré déceler de l’ironie.
– Arrête de te moquer, ais-je tentée.
– Je ne me moque pas de toi, Marion, me coupât-il. Tu sais quoi, demain tu viendras avec moi à la salle de sport, tu verras ça te ferra du bien.
Il referma ma portière et tourna les talons. Le temps que j’abaisse ma vitre il était déjà assez loin mais je le hélais qu’en même. C’est à peine s’il se retourna pour me lancer :
– A demain Marion et n’oublie pas tes affaires de sport, et il disparut derrière un angle du parking.

Ce soir là, à la maison, il ne se passa rien. Vraiment rien. Quand je suis rentrée, Stéphane jouait à un jeu sur sa console, une bouteille de bière et un paquet de chips en guise de plateau télé. Je me suis assise près de lui, j’ai grignoté deux chips, bu une gorgée de sa bière et sous ses soupirs réprobateurs je suis allée me couler dans un bain chaud après quoi j’ai préparé dans un sac, un leggings court et un haut de sport, une serviette et un gel douche, ma paire de baskets roses et des socquettes, j’ai fait attention d’avoir un élastique pour attacher mes cheveux.
Je suis allée me coucher. Je ne sais pas à quelle heure Stéphane m’a rejointe, ce que je sais c’est qu’il m’a tourné le dos et qu’il a fait mine de s’endormir tout de suite. Le lendemain matin, m’étant réveillée un peu en retard pour Stéphane, je n’eus le droit qu’à un rapide baiser sur les lèvres et un laconique « le café a coulé et il y a du pain sur le plan de travail » et il est parti en courant.
Pour ma part, il était encore tôt et j’ai pris le temps de m’apprêter soigneusement. La radio annoncée qu’il ferait froid mais sec alors j’ai opté pour une jupe assez courte, un chemisier blanc et une veste cintrée. J’ai gainé mes jambes de bas fins et j’ai chaussé mes escarpins vertigineux. J’allais peut être faire du sport entre midi et deux mais cela ne m’empêchait certainement pas d’être belle, féminine et séduisante le reste de la journée et d’ailleurs, mes collègues masculins, eux, ne se privaient pas de porter des costumes outrageusement chers même lorsqu’ils allaient se faire suer sur les tapis roulants ou les vélos elliptiques.

Mon arrivée fut remarquée dès le hall d’entrée. Non pas que mes collègues n’aient pas l’habitude de me voir en jupe mais celle que je portais était bien plus courte que celles que j’avais l’habitude de mettre pour venir travailler. De même, mes talons bien plus hauts que mes chaussures habituelles, mon chemisier ajusté et ma veste cintrée montraient à mes indélicats collègues qu’ils pouvaient toujours essayer de m’attaquer, je me relèverais plus forte, plus déterminée et plus belle. J’avoue que j’ai savouré de voir leurs petits yeux s’accrocher à mes mollets et remonter jusque sur mes fesses que je laissais danser à loisir. Je dégustais chaque seconde qu’ils passaient à essayer de plonger dans mon décolleté. Il n’y en eu qu’un qui garda suffisamment de lucidité pour m’aborder. Ce fut Fred qui après m’avoir fait la bise sur chaque joue me glissa au creux de l’oreille en me la chatouillant légèrement que j’étais très en beauté ce matin et que je venais de faire une entrée qui alimenterait les fantasmes de quelques vieux coincés pendant pas mal de temps. Était-ce ces mots ou alors le léger frottement de ses lèvres contre mon oreille mais je me suis sentie toute émoustillée par ce bonjour aussi agréable qu’inhabituel.

Une vingtaine de minutes plus tard, alors que je travaillais sur un des dossiers qui avaient été durement critiqué la veille mon téléphone sonna. C’était Luc qui voulait me voir dans son bureau. J’y suis allée tout de suite en faisant des efforts pour assurer une démarche aussi habile qu’à mon arrivée malgré la boule d’angoisse qui grossissait dans mon ventre. Deux couloirs, deux étages en ascenseur et encore un couloir, Magalie, la secrétaire de Luc et enfin la porte capitonnée. J’avais espéré qu’il s’excuse pour ce qu’il avait dit la veille, qu’il m’explique que tout allait de travers dans sa vie et qu’il avait perdu son sang froid mais il n’en fut rien bien au contraire. De nouveau il me reprocha la manière que j’avais de tenir mon service, le fort ralentissement de mes résultats bien que je sois toujours parmi les cadres les plus performants. Il alla même jusqu’à me reprocher ma tenue vestimentaire du jour en arguant que de m’habiller en prostitué ne m’aiderait pas à remonter dans son estime, qu’il voulait de l’efficacité et des résultats. Enfin, après une dizaine de minutes il me congédia.

 

Je ne sais pas comment j’ai fait pour retourner à mon bureau. Je n’avais qu’une seule pensée en tête « surtout ne pleure pas maintenant, surtout ne pleure pas maintenant ». Assise derrière mon bureau, j’ai tapé quelques mails à mes collaborateurs pour leur donner quelques directives en essayant de ne pas leur faire ressentir la pression que je venais de recevoir puis je suis allée voir mon assistante pour lui demander de ne pas me déranger jusqu’à nouvel ordre et je me suis enfermée dans mon bureau pour pouvoir épancher toutes les larmes que je retenais depuis bientôt une heure.
Bien plus tard, vers midi moins le quart je reçu un e-mail de Fred qui me disait qu’il n’allait pas tarder à partir, que nous pouvions nous rejoindre dans le hall d’entrée de l’immeuble. J’ai été tentée de décliner la proposition, pour mettre à jour mes dossiers et montrer à Luc de quoi j’étais capable mais un second mail de Fred arriva presque aussitôt dans lequel il m’écrivait qu’après ce qu’il s’était passé ce matin suer à la salle de sport me ferais le plus grand bien et que si par hasard j’avais l’idée de refuser son invitation il se verrait obliger de venir me chercher et de m’emmener là-bas sur son épaule « comme un sac de pomme de terre » précisa t’il. De nouveau je fus tentée, juste pour le mettre au défi mais je me suis contentée de lui répondre un laconique « je descends tout de suite ».

histoire de plaisirA la salle de sport Fred et moi nous sommes changés dans nos vestiaires respectifs. J’étais étonnée de ne voir de mon coté les affaires que d’une seule autre femme, j’en ai fait la remarque à Fred qui m’a répondu qu’il n’y avait jamais beaucoup de monde les vendredis entre midi et deux, la plupart des gens préférant aller manger à l’extérieur avec leurs collègues ce jour là plutôt que de venir suer ici. C’était justement pour cela qu’il préférait venir à ce moment précis. Nous avons traversé la salle principale dans laquelle seuls trois hommes et une femme s’exerçaient sur des machines à poids suspendus. Fred, se prenant un peu pour mon coach, m’entraîna dans une salle plus loin, séparée de la salle principale par plusieurs portes sur lesquelles on pouvait lire le nom de quelques cours prodigués ici, « Zumba », « Step », « Dynamic fitness »… en me disant que je ferais mieux de commencer par un peu de cardio, cela habituerait mon corps à l’effort et me viderait l’esprit des mauvais moments que je venais de passer et que ça m’aiderait à évacuer mon stress.

Il me fit prendre place sur un vélo elliptique, m’en expliqua le principe et le programma sur un entrainement de vingt minutes. Il m’apprit que le programme qu’il avait élaboré ferait varier les niveaux de difficulté en alternant les temps de repos et les temps d’effort et que la période d’effort ne serait jamais à la même intensité. Je commençais les mouvements sous son regard presque professoral. Ça me semblait plutôt facile comme exercice et ce le fut pendant environ deux minutes puis les pédales durcirent sous mes pieds et je dus produire une poussée vraiment puissante pour continuer au même rythme. Je ne sais pas si j’eu une moue de surprise ou si je fis une grimace sous l’effort mais cela fit rire Fred qui s’en alla faire ces propres exercices un peu plus loin en me lançant d’un ton moqueur « allez Marion n’hésite surtout pas, plus tu sueras et meilleur ce sera pour toi ». Il disparu derrière l’angle d’un mur et j’entendis peu après le bruit des poids coulissant le long de leur axe.

Au bout d’un peu moins de dix minutes j’étais trempée de sueur. J’avais l’impression que la machine s’évertuait à me proposer des niveaux de résistance que mon propre poids ne pouvait pas vaincre. J’étais concentrée, tendue par l’effort et Fred avait eu raison, je ne pensais plus à rien d’autre qu’à repousser les pédales et les poignées de ce satané vélo. J’étais tellement absorbée par mon exercice que je n’avais pas vu que Fred c’était approché de moi aussi ais-je étais surprise d’entendre sa voix juste derrière moi me dire que je ne m’y prenais pas de la meilleure manière, que mes pieds étaient trop avancés sur les pédales, que ce serait un peu plus facile si je les placés un peu plus en arrière. Et pour la démonstration, il se saisit de mes chevilles pour tirer doucement mes pieds vers l’arrière. Il reprit son explication en me disant qu’il fallait aussi que je me tienne plus droite. Il s’est redressé en laissant ses mains m’effleurer jusqu’à ce qu’il les pose sur ma taille pour appuyer légèrement dans mon dos pour que je me redresse. Comme il laissait ses mains sur moi j’ai tourné la tête pour le remercier et je crois que ma queue de cheval a fouetté son visage car il s’est détourné vivement ce qui le fit se rapprocher encore un peu de moi. En fait il était tellement proche que je sentais mes fesses frotter contre lui à chaque mouvement que je faisais. C’était troublant, presque indécent, je me sentais rouge mais peut être n’était ce qu’en raison de l’effort que je fournissais. De même, la chaleur que je sentais croître en moi en vagues successives n’était peut être que le résultat inéluctable des calories que je brûlais. Quoi qu’il en soit, ceci ne semblait pas déranger Fred qui resta ainsi jusqu’à ce que la sonnerie de l’ordinateur de la machine retentisse pour indiquer que le temps de l’exercice était écoulé et qu’il allait désormais décompter trois minutes de fonctionnement sans effort pour la récupération.

Je ne sais pas comment cela s’est fait mais les mains de Fred ont glissé sur mon haut mouillé de transpiration jusqu’à ce que ces bras m’enlacent entièrement. Je sais que j’aurais dû protester, surtout quand il embrassa mon cou mais je n’en fis rien. Au contraire je fus tentée de lancer mes bras en arrière pour attirer sa tête au creux de mon cou et de mon épaule mais il me fit comprendre que je devais rester en position d’exercice jusqu’à ce que la machine indique que le temps de récupération fut écoulé. Alors j’ai continué consciencieusement le mouvement imposé par l’appareil en laissant mes fesses onduler contre un Fred dont les baisers dans mon cou se faisaient plus pressant. Ses mains passèrent sous mon top et caressèrent la peau moite de mon ventre. Il les fit remonter avec une infinie lenteur jusqu’à mes seins nus qu’il caressa longuement d’abord leur galbe puis de plus en plus proche des aréoles enfin mes tétons qu’il flatta avec gourmandise en les faisant rouler entre ses doigts. Je soufflais et cette fois ce n’était résolument pas dû à l’effort que je fournissais mais bien aux milliers de petites piques de plaisir qui me parcouraient. De nouveau la sonnerie du vélo retentit et avec une célérité presque surnaturelle les mains de Fred disparurent de sous mon haut. Hébétée par ce qu’il venait de se passer, les caresses sensuelles et leur fin soudaine qui provoquait en moi une sensation de frustration presque aussi forte et jouissive que les frissons de plaisir qu’avaient provoqué les puissantes mains de Fred, je n’ai pas réalisé que mon coach particulier venait de prendre place à coté de moi pour me tendre la main afin de m’aider à descendre de la machine.

Il m’emmena un peu plus loin dans la salle sur une espèce de banc et m’y fit m’asseoir. Ces yeux étaient rivés aux miens et il y brillait une flamme que je n’avais plus vue dans les yeux d’un homme depuis bien longtemps alors je sus que le feu qui commençait à gronder en moi avait aussi embrasé mon collègues. Sans rien dire, il remonta mon top jusqu’à me l’ôter complètement. Il ne dit toujours rien mais sa respiration se fit sifflante. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Je me sentais devenir encore plus humide, palpitante de partout. J’étais assise devant ce collègue, dieu Grecque vivant, sur le point d’oublier mon compagnon, sans le plus petit soupçon de pudeur, prête à réaliser le fantasme de la salle de sport, je n’avais qu’une envie, que ses mains reprennent possessions de mes seins, qu’elles calment par quelques massages la tension qui me faisait presque mal, qu’elles permettent à mes tétons de s’étirer encore. Il se pencha vers moi et posa ses lèvres sur les miennes. Sa langue se fraya un passage jusqu’à la mienne sans difficulté, je capitulais déjà face à ce délicieux guerrier.

Ce baiser me fit complètement chavirer dans le plaisir et le désir le plus pur et le plus absolu. Il n’existait plus rien d’autre que l’envie de faire l’amour avec lui, que le désir de me sentir submerger par le plaisir. Nos bouches se séparèrent mais la sienne glissa de nouveau dans mon cou, sur mes épaules sur ma poitrine et alors qu’il s’agenouillait devant moi elle se rattrapa au dernier moment sur un de mes tétons qu’il mordit dans un geste désespéré pour ne pas dévisser plus bas encore. Reprenant son équilibre il fit danser sa langue autour de ce téton qui lui avait sauvé la vie pendant qu’il caressait mon autre sein puis il changea de coté, tendrement en embrassant chaque centimètre de ma poitrine. Il s’appuya contre moi pour me faire basculer et m’allonger sur le banc. Quand je fus installé il entreprit de descendre embrasser mon ventre, mon nombril dans lequel sa langue s’insinua en une promesse ravageuse des milles délices qu’il me réservait pour plus tard. Je l’accompagnais dans sa vertigineuse descente d’une main dans ses cheveux pour me retenir, pour ne pas sombrer dans ce tourbillon de jouissance que je sentais déjà si proche de moi, l’autre perpétuant la caresse sur mes seins. Les mains de Fred agrippèrent l’élastique de mon leggins pour le faire descendre le long de mes jambes. Elles avaient attrapé en même temps ma culotte. J’ai soulevé mon bassin pour lui faciliter la tâche et je me suis sentie dénudée en un rien de temps. Le bas de ma tenue de sport était arrivé à la hauteur de mes chevilles. Je fis glisser la main qui flattait mes seins vers ma vulve. Je la savais déjà gonflée, luisante, ouverte et palpitante, affamée de recevoir à son tour une infinité de cajolerie délicieuse et impatiente à m’en supplier de la calmer d’une caresse du bout de mes doigts mais la voix grave et profonde de Fred chuchota « chuuut, ne t’impatiente pas Marion ».

Je le sentis plus que je ne le vis prendre mes pieds en main pour en ôter les baskets et les socquettes puis il finit de m’enlever leggins et petite culotte. En se redressant et en me regardant, il retira son t-shirt pour découvrir son torse presque imberbe aux muscles dessinés et fermes luisant d’une fine pellicule de sueur que j’espérais plus liée à l’excitation qu’aux exercices qu’il avait pratiqués un peu plus tôt. Il reprit mes pieds en main en les serrant l’un contre l’autre et il releva mes jambes à la verticale. Il entreprit alors d’embrasser chacun de mes orteils, la plante de mes pieds ce qui provoqua chez moi une déferlante de sensations toutes plus intenses les unes que les autres puis il parcourut mes jambes en dessinant du bout de la langue le galbe de mes mollets, l’arrondi de mes cuisses puis sa langue électrisa ma vulve sans s’y arrêter, non, au contraire il continua son chemin jusqu’à mon anus qu’il embrassa en poussant sur mes cuisses pour que je m’offre. Il mordit avec tendresse chacune de mes fesses puis les embrassa. Je n’étais déjà plus là. J’avais rejoint ses rivages où la simple caresse du vent est une extase et chaque geste, chaque flatterie du bout de ses doigts ou de sa langue projetait en moi des étincelles de jouissance.

Il enjamba le banc pour s’y asseoir à cheval tout au bout en prenant soin de toujours garder mes jambes serrées. Sa bouche se posa à l’arrière de mes genoux pour les embrasser alors avec une certaine violence il ouvrit mes jambes en grand et plongea sa bouche sur mon sexe béant et il l’embrassa, le pénétra de sa langue qui fit remonter ma moiteur intime jusque sur mon clitoris qu’il aspira en m’arrachant un cri alors que des ondes puissantes me convulsaient. J’étais tendue, incapable de ne plus rien faire soumise à un orgasme que Fred entretenait en fouillant minutieusement mon sexe avec ses doigts alors que sa bouche entière était dévouée au seul plaisir de mon bouton de rose fiévreux. Ses caresses se firent moins impérieuses, plus douces laissant mon orgasme s’éteindre mais en me maintenant sur cette fine frontière qui sépare le plaisir simple de l’extase. Il dut me sentir moins tendue, plus calme. Sa bouche abandonna mon clitoris, ses doigts se retirèrent de la fournaise de mon intimité. Il se releva et vint vers le haut de mon corps laissant les doigts qui m’avaient fouillés déposer une ligne poisseuse sur mon ventre et mes seins. Il m’embrassa fougueusement pour me montrer à quel point il me désirait. J’ai lancé mes mains à la recherche du haut de son jogging. Je l’ai senti se dandiner alors qu’il retirait ses baskets et les envoyait sous le banc. Je parvins à trouver le flot qui maintenait son pantalon et je le défis avant de faire glisser le vêtement à ses pieds. Je n’avais pas senti de culotte… Fred était nu sous son pantalon depuis le début. De quelques gestes mesurés il sortit entièrement du jogging sans cesser de m’embrasser ce qui m’empêchais de voir ce dont j’avais une envie de plus en plus pressante. Je mourrais d’envie qu’il me pénètre mais en même temps je voulais d’abord palper, voir, sentir, goûter son sexe. Je voulais l’avaler, le dévorer, le préparer goulûment à la chaleur et à l’humidité de ma fente dans laquelle il avait allumé les feux de l’enfer.

Fred ne me laissait pas libre d’assouvir ce désir. Il me prit dans ces bras de sorte que mon dos soit contre son torse. Avec une douceur que je n’aurais jamais soupçonnée chez lui il releva ma jambe tout en flattant mes seins de caresses passionnées et en dévorant mon coup de mille baisers à la sensualité dévastatrice. Il lâcha ma jambe que je laissais légèrement fléchie au dessus de sa hanche. Soudain je sentis qu’il fouillait de nouveau mon intimité, cette fois avec quelque chose de bien plus imposant que son doigt. Il glissa son gland assez longuement entre mes nymphes et jusqu’à mon bouton énervé. Je gémissais doucement, me sentant toujours plus ouverte et prête à le recevoir. Il ne faudra plus qu’il tarde de trop s’il voulait me faire l’amour avant que je ne jouisse.

Il poussa sur ses reins me tenant d’une main et guidant son sexe de l’autre. Il était en moi. Il avança un peu et je pris conscience de sa largeur en sentant mon sexe forcé. Je gémis profondément. Il se recula juste assez pour s’élancer un peu plus en moi. Après quelques mouvements il fut complètement en moi. Je me sentais comblée, surprise que mon corps accepte ce sexe qui me semblait beaucoup plus épais que celui de mon compagnon sans se plaindre. Au contraire, je sentais mes muscles du bas ventre se contracter pour aspirer ce sexe au plus profond du creux de mes reins.
Il bougeait tendrement en moi, sa taille suffisant amplement à déclencher toute la panoplie des sensations que les alternances de rythme, les coups plus ou moins forts ou profonds sont nécessaires habituellement pour les faire naître. Il n’y eu pas de variation. Sur un rythme lent il montait et descendait en moi et tel un piston puissant dans une mécanique parfaite il faisait monter peu à peu le fluide brûlant de la jouissance. Il ne cessa de caresser délicatement ma poitrine et à embrasser mon cou et ma nuque. D’instant en instant ma respiration se faisait rapide et saccadée. Mes gémissements et mes soupirs se faisaient de plus en plus sonores à mesure que je me sentais envahie par une douce chaleur.

Je dû m’agripper au banc pour ne pas couler au sol sous l’assaut d’une ultime vague brûlante, je savais que j’allais jouir d’une seconde à l’autre. Pour sa part, Fred serra plus fort mon sein dans sa poigne ferme et puissante. Je le sentais se raidir dans mon dos et alors que tout mon corps échappait à mon contrôle, secoué de violentes contractions qui prenaient leur source au plus profond de mon intimité je l’entendais râler derrière moi alors que mon sexe était inondé de son sperme. Il se retira et me prit dans ses bras. Je m’y sentis bien et protégée. Il murmura à mon oreille « tu vois il n’y a que le sport pour bien évacuer tout le stress ». Nous restâmes ainsi quelques minutes. Nous n’imaginions pas que quelqu’un pourrait nous surprendre ici. Il y eu une sonnerie électronique en provenance du bas de jogging qui gisait avec mes baskets sous le banc. Fred m’apprit que c’était l’alarme qui signifiait qu’il était temps de se préparer pour reprendre le chemin du bureau. A contre cœur je remis mes affaires avant de me diriger vers les vestiaires pour m’y doucher. L’eau chaude ralluma sur mon corps le souvenir des caresses de mon collègue, l’absolue jouissance que j’avais connue quand son sexe avait explosé de plaisir au fond du mien. J’eu envie de me caresser pour connaitre encore ce plaisir mais je me résolus à me sécher et à me rhabiller sans quoi nous serions en retard au bureau.

Quand nous arrivâmes dans nos locaux, quelques collègues nous regardèrent de travers mais Fred et moi maintenions une distance des plus convenables entre nous, de plus nos sacs de sports justifiaient à eux seuls notre activité de la pause méridienne. Je reconnais m’être sentie sur un petit nuage en traversant les couloirs. Rien n’avait changé depuis le matin mais j’étais certaine désormais d’avoir un allié, un ami qui m’épaulerait et me consolerait dans les moments difficiles. Un peu plus tard dans l’après midi je reçu cet e-mail : « Très belle séance de sport, Marion, je ne pensais pas que tu apprécierais à ce point de transpirer pour évacuer ton stress. Tu ne devrais pas te priver d’une pratique régulière. Bon après midi. » J’y répondis en sentant ma peau vibrer de bonheur : « je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin surtout avec un coach tel que toi. »

Ecrit par Caroline

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